Romain De Reusme

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77 nouveaux véhicules électriques programmés !

La commune d’Ixelles a approuvé une planification environnementale stratégique de renouvellement de son parc de véhicules. A l’horizon 2024, 77 véhicules communaux seront supprimés ou remplacés par des véhicules électriques. Ce plan permet d’envisager une réduction des émissions de gaz d’échappement de près de 70% par rapport à la situation actuelle. Ixelles entend investir près de 4 millions d’euros sur les 6 prochaines années. Ce plan est une action concrète, organisée et ambitieuse pour améliorer la qualité de l’air à Ixelles et la santé de nos concitoyens.

L’Echevin en charge des Transports, Romain De Reusme, a lancé un vaste plan stratégique de renouvellement du charroi communal dans une perspective environnementale. Ce plan est plus volontariste et plus ambitieux que les contraintes de la nouvelle réglementation.

Concrètement, cette planification entend supprimer ou remplacer les 77 véhicules les plus polluants par des véhicules électriques, durant les 6 prochaines années. Un investissement total de 3.707.500 euros est échelonné selon une moyenne de 550.000 euros par année budgétaire. Les émissions d’équivalent CO2 de ces 77 véhicules passeraient de 174,78 tonnes à 58,22 tonnes soit une diminution de 66,7 %. Les 3 premiers véhicules électriques ont été commandés et seront disponibles cet été. 30 camionnettes, 9 voitures et 23 pick-up deviendront électriques.

A partir de l’inventaire de la flotte communale, un écoscore a été établi pour chacun des véhicules et les besoins d’utilisation ont été précisés.

Le plan vise à rationaliser le parc de véhicules en adaptant les gabarits aux besoins ou, le cas échéant, à ne pas procéder au remplacement des véhicules devenus obsolètes.

Il prévoit un transfert modal des véhicules motorisés vers des déplacements légers ; et une formation du personnel communal pour assurer une conduite moins énergivore.

Il établit des investissements sur le long terme dans une perspective d’offre non carbonée crédible (véhicules hybrides, électriques, ou autres technologies).

Les marchés publics pour l’acquisition de nouveaux véhicules intégreront, quant à eux, des critères environnementaux sévères et imposeront un écoscore minimal en-dessous duquel le véhicule commandé ne pourra descendre.

Un outil d’analyse des consommations individuelles des véhicules a été réalisé. Des rapports de consommation seront établis par véhicules et par service.

Enfin, des critères de proximité seront ajoutés aux marchés publics d’attribution des fournisseurs de carburant pour réduire les distances, et donc les consommations, pour approvisionner les véhicules.

Ce plan sera actualisé chaque année, à partir des indicateurs relevés.

« Mon objectif au travers de ce plan est de rencontrer 3 critères primordiaux : les enjeux environnementaux par la réduction des émissions de CO2, une meilleure qualité de l’air par la réduction des polluants issus de la combustion des carburants fossiles et l’investissement efficient des deniers publics. » précise Romain De Reusme, Echevin en charge des Transports.

En effet, L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a signalé que les émissions polluantes issues des moteurs sont responsables de 75.000 morts prématurées en Europe, chaque année.

La pollution de l’air de Bruxelles est en grande partie liée au trafic routier au sein de la capitale et de chacune de ses communes. La lutte contre les changements climatiques représente, également, un réel enjeu pour la santé et la qualité de vie de nos citoyens.

Les polluants issus de la circulation automobile provoquent une augmentation des troubles et des affections respiratoires, des irritations des yeux et des parois nasales, une diminution de la capacité respiratoire, toux, bronchites et infections. Les personnes âgées, les enfants et celles qui sont déjà malades et affaiblies souffrent encore plus de ces atteintes.

Les résultats de plusieurs études récentes indiquent que le nombre d’hospitalisations pour des maladies cardiovasculaires est associé à une augmentation de la concentration de plusieurs polluants atmosphériques (poussières, ozone...).

Enfin, la Région de Bruxelle-Capitale est devenue au 1 er janvier 2018 une zone à basses émissions (LEZ : Low Emission Zone). Cette nouvelle réglementation vise l’interdiction de circulation des véhicules les plus polluants. Cette planification rencontre également les objectifs de cette réglementation.

« Je souhaite que la Commune soit exemplaire en matière de bonnes pratiques et de responsabilités sociales et environnementales. C’est notre devoir. Cette planification entend répondre de façon concrète, organisée et ambitieuse à ce défi. Le service public doit être efficace et exemplaire. C’est mon travail !  » s’enthousiasme Romain De Reusme, Echevin des Transports à l’initiative du plan.